Quand on vit des choses moins amusantes… Vaut mieux en rire!

Suis-je la seule?

Dans la vie, quand on est une maman surtout, on prend parfois la fâcheuse habitude de se remettre en question plus souvent qu’il n’y a de minutes par heure. Avant d’avoir mes enfants, je ne m’en faisais pas trop avec le sens existentiel de la vie, mais maintenant, oh lala, ça y va par là!

Je n’en reviens pas de la patience de mon chum, qui passe un nombre incalculable de minutes quotidiennes à défaire les images dures de moi-même qui se sont accumulées dans mon esprit au cours de la journée. Il m’arrive même (souvent) de culpabiliser de culpabiliser, tsé.

Voici un palmarès des idées préconçues que je me fais de mon moi-même et que mon chum, à grands coup d’amour et de patience essaie de déconstruire quotidiennement. Tellement souvent qu’un jour, lui et ma psy vont surement finir par se développer des atomes crochus à force de dire tout le temps la même chose.

1- Je suis une mauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuvaise mère. Oui, une typique, une facile, mais tellement destructeur et réducteur quand on voit l’ampleur de la tâche que ça implique, d’être une maman. Je pense en fait que dans notre désir de vouloir donner que le mieux à nos enfants, selon nos valeurs et nos capacités, mais aussi parfois les courants des bien-pensants et les modes modernes de parentalité, on ne peut pas y échapper.  Pourtant, quand je confronte mon rationnel et mon émotif, je suis fière de ce que j’ai accompli avec mes enfants, qui ont de superbes valeurs, une bonne jugeotte, sont autonomes, pas difficiles et qui semblent heureux de vivre. Mais, il y a toujours un mauzusse de MAIS pas fin, qui font que je me pose quand même la question et les suivantes à chaque jour.

2- Suis-je poche de ne pas jouer avec mes enfants? Je pense vous avoir déjà dit que je déteste jouer avec des enfants. Surtout à des jeux de société. Ça se fâche pour rien, prend 4 heures à jouer son tour, pleure si ça perd et fait pleurer les autres si ça gagne. Ensuite, faut se battre avec eux pour qu’ils participent au ramassage du jeu. Ark! Je préfère de loin le bricolage, quand ça me tente, bref, pas souvent.

3- Suis-je trop ou pas assez mère poule? Mon chum me dit mère poule, mais mon ex est beauccoupp plus père poule que moi.  Je constate avec le temps, et l’âge que prennent les enfants qu’il est parfois difficile de faire un équilibre entre la surprotection, mon anxiété, et la nécessité (et mon envie ferme) de rendre mes enfants autonomes, de leur faire confiance (bref de faire confiance à ce que je leur ai donné comme bagage et autonomie pour affronter l’imprévu).

4- Suis-je une bonne belle-mère? Ceux et celles qui ont vécu l’expérience savent que ce n’est pas toujours de tout repos. Il est parfois difficile de partager le quotidien d’enfants que l’on n’a pas élevés depuis la naissance, de jouer un rôle de parent, mais tout en gardant sa place, en allant dans le sens des vrais parents, même quand on n’est pas d’accord, parce que justement, on n’a pas à être d’accord, ce n’est pas nos enfants. C’est aussi émotivement tout un défi, car mes enfants, je les aime d’un amour inconditionnel inné. Les enfants de mon amoureux, je dois le secouer un peu, parfois, cet amour inconditionnel dans les périodes plus difficiles. Heureusement, ça réussit toujours, les moments plus orageux sont toujours suivi de soleil, même si parfois, il fait comme la fin de l’hiver et il prend son temps. L’important, je crois, c’est de rester juste avec tous les enfants, et de savourer les bons moments.

5-Suis-je une bonne amoureuse?  Difficile avec la vie qui file à la vitesse d’un TGV de réussir à garder le contact, de se préserver notre petit cocon amoureux, au travers des enfants qui cognent à la porte de notre chambre pour nous délatter d’une manière interminable des histoires tout autant inintéressantes que longues. Heureusement, on a réussi à se concocter un horaire de garde qui nous permet une fin de semaine d’amoureux sur deux. On peut donc se retrouver, et attendre ensemble ce moment magique ou l’on va pouvoir faire la grasse matinée et aller au resto se prendre un petit déjeuner santé (2 oeufs bacon) au resto de notre quartier.

Je vais m’arrêter là dans mon énumération de questionnements existentiels, mais sachez que vous n’avez eu droit qu’à une parcelle de tout ce que je peux me poser comme questions qui mènent à d’éventuelles auto-critiques quotidiennement. Dites-moi seulement que vous aussi, vous vous remettez en question parfois, que vous n’êtes pas toujours surs de votre coup, de vos compétences à répandre le bonheur autour de vous…

6-Suis-je normale?

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