Quand on vit des choses moins amusantes… Vaut mieux en rire!

Archives de juillet, 2011

Parlons bricolage

Ah! Le bricolage! Toutes les lectures censées faire de nous des parents parfaits en vantent les mérites. Incroyablement bon pour développer la dextérité fine, l’imagination et l’estime de soi. En plus, ça fait de tellement beaux cadeaux à donner à maman et papa à leur fête!

Bon, on arrête de fabuler, voulez-vous? Le bricolage, c’est tout simplement une invention démoniaque. En moins de trente secondes, l’élan de bricolage d’un enfant peut vous scrapper 2 heures de ménage, et là, c’est parce qu’on a affaire à des modérés.

Hier, je rentre à la maison et la scène qui s’offre à mes yeux a de quoi pétrifier. Une bombe a semble t-il explosé chez moi. Le bac de recyclage a expulsé son contenu un peu partout sur le plancher du salon, de la cuisine et de la salle à manger. Il y en a même sur la table. Je trouve des morceaux de masking tape un peu partout, de même que des taches de colle encore humides sur la table de la cuisine. Le plancher de la chambre de ma fille est constellé de petits bouts de papier minuscules. Il y a des ciseaux, des crayons, des figurines en mousse autocollante éparpillées un peu partout. Je tremble de peur. Ne me dites pas que les enfants ont ENCORE fait du bricolage!!!

Effectivement, le bricolage est bon pour la dextérité fine. La mienne, qui doit ramasser tous les petits confettis de papier après le crime odieux perpétré par les enfants et leurs ciseaux. Ma patience y trouve aussi une bonne occasion de se développer. Mon estime de soi? Je cherche encore.

Après le déluge de cochonneries qui traine partout dans la maison vient le temps des cadeaux. J’avoues, on a parfois de ces belles surprises qui iront fièrement décorer les murs de la maison. On a aussi, hélas, beaucoup de papiers gribouillés à la va-vite, comme s’il s’était s’agit d’un concours de gaspillage de papier.  Inutile de le spécifier, ces  »oeuvres d’art » prendront discrètement le chemin du bac de recyclage (en espérant que les enfants ne le découvrent pas avant le jour de la collecte).  Devant l’image que je me fais de vos airs horrifiés, je clamerai pour ma défense qu’à 3 enfants, je ne peux pas conserver précieusement tous les dessins et bricolage produits par ma marmaille sous peine d’avoir à louer un entrepôt d’ici quelques années.

Certains d’entre vous se demandent surement pourquoi je n’ai pas montré à mes enfants à ramasser après avoir bricolé.  Pauvres vous autres! Ça fait un bon 8 ans que je leur répètes de ramasser après le bricolage. J’ai essayé tous les tons, de la gentillesse à l’hystérie. Mes enfants sont des traineux, comme maman! Dommage qu’ils n’aient pas hérité que de mon charmant sourire…

Il y a un paradoxe dans toute cette histoire. Il s’agit de la réponse à la question  »Mais diantre! D’ou leur vient cet amour du bricolage, à ces petits cocos-là? »… La garderie? … Mouais, peut-être, mais les racines de ce mal sont plus profondes… De la société? Elle a le dos large, mais pas à ce point! Non, en fait, je l’avoues, leur amour du bricolage leur vient de leur maman, celle-là même qui peste tant contre ce démoniaque passe-temps! La vie, c’est de même!!!

Parlons sexe

Je vous avertis tout de suite, il ne sera pas ici question de ma vie sexuelle.  Ce sujet, quoi que hautement passionnant, n’a pas sa place sur ce blogue a caractère familial. Ici, c’est des enfants que l’on parle!

Quand nous étions petits, nous nous sommes tous déjà fait prendre au moins une fois, la main dans les culottes, le regard un peu absent et des sensations nouvelles, euh, ailleurs disons.  Moi, j’étais seule. Pas de grand frère pour jouer avec moi. Tant mieux pour mes parents, ça leur a fait une situation problématique de moins à gérer.

J’ai 3 enfants, ça vous le savez déjà. Vous vous doutez donc que l’enfant unique que je suis est en mode apprentissage de la dynamique frère-soeur.  Souvent, c’est amusant de les voir s’entre-tuer et s’embrasser 2 minutes après, aussi complices que 5 minutes avant la chicane.  Parcontre, quand on entre dans la chambre, cherchant les enfants, et qu’on les retrouve, jouant à Adam et Eve, sous les couvertures, l’air un peu gêné de s’être fait prendre sur le fait, on ressent un mélange de sentiments, allant de l’amusement au malaise.

La découverte de la sexualité, je suis tout a fait pour. Je peux tout a fait comprendre qu’un enfant de 5 ans soit intriguée par le petit bout de peau supplémentaire qui pendouille entre les jambes de son frère. De même que ce frère soit intrigué par le manque de ce bout de peau chez sa soeur.  Je peux même concevoir qu’ils puisent être tentés d’y toucher, pour voir.

Ce qui me met mal a l’aise, les enfants grandissant, c’est leur intérêt accru pour la chose, ensemble. Je leur ai souvent fait le speech du  »Tu joues avec ton corps autant que tu veux, mais tout seul, dans ta chambre ».  Eux, tout comme moi, semblent trouver ca pas mal moins le fun.

Tout ca pour vous dire que hier soir, alors que ca faisait 20 minutes que je les engueulais (oui j’étais rendue a cette étape) pour qu’ils aillent se coucher, je les ai surpris, jouant à l’accouchement (?!?). Noémie, une poupée (toute habillée) roulée en boule sous son chandail, couchée sur le dos et les culottes a terre, accouchait. Émile, faisait le médecin. Bref… Les jeux de docteur, je les préfères quand ca se limite à la prise de pression…

 

Omertà

Je ne sais pas si ca se passe comme ça chez vous, mais chez moi, les enfants pratiquent carrément la loi du silence. Je ne parle pas du silence tant désiré lorsque, revenant du travail, un petit mal de tête se montre le bout du nez. Je parle du silence solidaire lors qu’un des membre de la fratrie a fait ce qu’il serait communément appelé une connerie.

Aujourd hui, la scène du crime: Le mur du salon ET le mur de la cage d’escalier (Soit dit en passant, pas des endroits qui sont facilement accessibles et atteignables par des petits doigts collants, ou une petite éclaboussure anodine de jus de fruits).  L’arme du crime? Des pelures de raisins, collées un peu partout. Oui, vous avez bien lu. Nous demandons aux 3 suspects l’origine du délit, ainsi que le nom du coupable. Évidemment, nous avons eu droit à 3 enfants, aux grands yeux angéliques, fleurant bon l’innocence qui nous assuraient qu’à leur connaissance, personne n’avait commis ce crime odieux.  Les raisins auraient-ils été des fruits kamikazes qui auraient commis un attentat suicide pour revendiquer leur droit à ne pas être mangés? Nous ne le saurons jamais.

Mais, comme dans la mafia, les petites trahisons, les délations ont aussi cours, histoire de sauver la peau du principal inéressé.

J’ai (toujours) 3 enfants. Ils grandissent. Vite. Ils apprennent aussi. (Trop) Vite.   À 3 ans, Lucas a déjà des réflexes de grand. Qui a fait tomber le verre de jus? (Le verre de Lucas, alors que Lucas est le seul enfant présent dans la maison). Il répondra à coup sur: Émile! (Ou Wi-wi, si sa soeur a eu le malheur de ne pas être aussi cool que d’habitude avec lui.)

Noémie, est notre délatrice professionnelle. Avec elle, pas question qu’une (probable apparence) de désobéissance d’un de ses frères reste impunie. Un peu plus et elle nous signale, outrée, que Émile s’est pris un verre d’eau sans nous le demander.  Vous auriez du voir sa tête la fois ou elle est venue  »stooler » un de ses frères et qu’elle s’est elle-même ramassé en pénitence car elle avait (encore) fait le porte-panier! Faut dire que d’entendre, 36 fois par jour : Mamaaaaaaaaaaaannnnnnn! C’est parce que Émile (Ou Roxane, ou Jonathan, ou Lucas, ou qui vous voudrez) a fait…………………………… Ça finit par  plus que taper sur  le système.

Ce qu’il y a de bien, avec la délation, c’est quand des consignes de sécurité sont enfreintes. Comme la fois ou Émile jouait avec des allumettes, par exemple.  Nous avions grandement félicité Noémie de nous avoir avoir avertis de ce danger avant que quelque chose de grave ne se produise vraiment. Malheureusement, quand on a 5 ans, les réels dangers sont peut-être moins faciles à discerner des petites désobéissances?

En tant que parents, nous nous retrouvons parfois dans des situations paradoxales. Un exemple. Un des enfants (Émile) a brisé… un livre neuf, mettons.  Nous ne savons pas qu’il est le coupable. Nous venons de faire un sermon de long en large à Noémie au sujet de la délation, lui disant que c’est mal de  »stooler » les autres, qu’elle ne se fera pas d’amis comme ça etc…  Constatant le livre brisé, nous demandons (en colère) aux enfants, qui a fait cela. Personne ne répond. Nous les punissons tous les trois pour le livre brisé. Bref, l’art de détruire son propre discours en 28 secondes…

Pas faciles, la vie de parents!!!

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