Quand on vit des choses moins amusantes… Vaut mieux en rire!

Archives de janvier, 2011

La télécommande

Si vous êtes parents, vous avez surement déjà rêvé tout comme moi d’avoir des enfants munis d’une télécommande. Que la vie serait donc plus simple si on pouvait, d’un coup de pitonnette, mettre les enfants sur  »mute », par exemple!

Imaginez! Fiston prend habituellement 45 minutes pour mettre ses bas? Fastoche! On appuie sur  »fast forward » et les bas sont mis en 2 secondes! Le soir, les enfants sont incouchables? On appuie sur  »stop » et le tour est joué! On en a marre de répéter les mêmes consignes sans jamais avoir l’impression que le message est passé? On utilise le piton  »record ».  Fiston gueule à vous en donner mal à la tête? On peut baisser le volume à notre guise! Petite fille a envie de pipi en plein milieu du trajet en metro et menace de tout faire dans sa culotte? On la met sur  »pause » le temps d’arriver à la maison!

Que ce serait génial, voire magique si on pouvait tout gérer d’un coup de pitonnette! Les côtés moins évidents de la parentalité seraient contrôlés, et les bons côtés… Amplifiés!

On s’ennuie des moments ou notre bébé nous collait pendant des heures? Quand il daigne venir nous faire un calin, on le met sur  »pause »! On aimerait revivre une certaine période de sa vie, comme ses premiers pas par exemple? On  »rewinde »!!!! On entend mal les petits mots doux qu’il nous chuchotte à l’oreille? On monte le son!

Ah lala! C’est beau rêver! Heureusement, ce n’est qu’un rêve, un fantasme de maman fatiguée. Parce que nos p’tits monstres, on les aime (un peu) turbulents, tout de même!

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Bonne nuit!!!

S’il est une situation ou tout bon parent a l’occasion d’apprendre à respirer par le nez, c’est bien l’heure du dodo. Il existe probablement une loi de murphy qui dit que plus un enfant est fatigué, moins il voudra aller se coucher.  Cette même loi s’applique aussi inversement aux parents, soit plus les parents sont fatigués, moins les enfants voudront se coucher…

Je me rappelles vaguement des périodes de mon enfance oû j’étais une spécialiste en herbe des trucs anti-dodo. Mes parents avaient un truc: Si, à l’heure déterminée je n’étais pas au lit, on disait que  »la petite cloche avait sonné » et je n’avais pas droit à une histoire.  Je ne sais pas combien de temps ce truc a fonctionné, mais un livre de mes mots d’enfants recueillis par ma mère indique qu’à un moment donné, j’ai déclaré  »en avoir assez du truc de la p’tite cloche ».  Comme quoi même les meilleures idées ont leurs limites!

Certains parents, surement exténués et vraiment désireux d’aller, eux, se coucher, ont raconté à leurs enfants l’histoire du bonhomme 7 heures qui allait les manger s’ils ne s’endormaient pas. Je serais curieuse de savoir combien de ces parents se sont ramassés avec un enfant hurlant à 3 heures du matin, suite à un cauchemard de bonhomme 7 heures!

Mes enfants, très normaux, sont des pros pour étirer l’heure du dodo au maximun. Tous les modes d’emploi poir être des parents parfaits y vont de leurs trucs pour coucher les enfants. J’ai essayé des méthodes différentes avec les 3, et à mesure que les enfants vieillissent, tout finit par se ressembler côté cauchemard de l’heure du dodo. Noémie est la seule qui arrive à déclarer forfait par elle même et à réclamer son lit. Évidemment, cela n’arrive que les soir de party ou on a un peu oublié qu’on avait des enfants à coucher à quelque part durant la soirée…

Voici les principaux trucs aprouvés par tous les enfants (et éprouvés par tous les parents)

(Note*** Les enfants ayant l’imagination qu’on leur connait, il y a des centaines d’autres trucs tous plus efficaces les uns que les autres dont je tairai la nature de peur que les miens ne lisent ce billet en en prennent de la graine).

1-Le verre d’eau: Attendre d’être couché, bordé, embrassé, que maman et papa soient bien assis sur le divan pour dire:  »J’ai soiiiiffff! Je veux de l’eau!  » Les parents grognent (pour ne pas dire plus) se lèvent, donnent de l’eau à leur créature assoiffée, re-bordent, re-bizouttent, se rasseoient et quand ils sont bien convaincus que la partie est gagnée… crier  » J’ai envie de pipiiiiiiiiiiiiiii »…

2- Le message hyper important: Attendre 20 minutes passé l’heure du coucher pour se rappeler tous les messages de la semaine à dire aux parents. À classer dans la même catégorie que les devoirs-à-faire-absoluement-pour-le-lendemain-mais-dont-on-ne-parle-que-quand-on-doit-aller-au-lit-tout-de-suite.

3- Les bruits: Faire, imaginer ou entendre des bruits et ressentir un besoin irrépressible d’en faire part aux parents. Dans le cas de frère et soeur ayant un mur de chambre mitoyen, les efforts peuvent être conjugués. Un des enfants fait des bruits, et l’autre s’en plaint. Ça peut durer longtemps…. Bref, jusqu’à une belle punition bien juteuse!

4- Le  »je t’aime »: Appeler maman 36 fois de suite et quand elle finit par exploser en demandant (hurlant)  »QUOI????? » dire tout simplement  »Je t’aime »… Comme ça, on est certain que Maman pensera à nous cette nuit, en se sentant coupable de nous avoir engueulé…

Sur ce… Bonne nuit!!!

 

 

Le mécro.

Les joies du transport en commun font partie de la vie d’une bonne partie des montréalais. En tant que fidèle usagère de ce mode de transport urbain depuis belle lurette, je suis en mesure d’affirmer avec conviction qu’il existe deux époques distinctes . L’avant et l’après de la naissance de mes enfants.

Avant, jeune et insouciante, je me plaignais des retards d’autobus, de la surpopulation à l’heure de pointe, des enfants qui crient, bref, un peu comme tout le monde. Quand j’y repense, mon doux que je ne savais pas à quel point l’histoire me rattraperait et à quel point je découvrirais que mon malheur était risible à comparé de la période du APRÈS.

Les malheurs ont commencé lors de ma première gestation. Ma bedaine de grossesse avancée, bien camouflée par une morphologie bien arrondie, il n’était pas nécessairement clair pour le commun des mortels que je n’étais pas seulement qu’une fervente amatrice des petits gateaux vachon. Du moins, cela arrangeait fortement ceux et celles qui préféraient ignorer bassement mon état pour pouvoir continuer de lire tranquille leur journal confortablement installés sur le banc réservé aux personnes à mobilité réduite. Pourtant, il se trouvait toujours quelques perspicaces pour comprendre que ma démarche chaloupée cachait une grossesse bien avancée. Je remercies encore ces généreuses personnes du fond du coeur.

Émile naquit, dans le bonheur et l’émerveillement que justifie la libération de l’accouchement.  C’est alors que je découvris avec stupeur que non seulement certaines personnes bien assises arrivaient à ignorer le bébé accroché à un sac sur mon ventre mais que, oh! Horreur! Les adroables cris de mon chérubin semblaient créer chez certains d’entre eux des réactions proches de l’énervement.

Émile grandit, Noémie suivit. Je me ramassai donc avec 2 enfants à trimballer en métro et en autobus. J’appris à maudire l’heure de pointe, l’hiver, et surtout, surtout, les imbéciles qui s’accrochent aux poteaux à l’avant de l’autobus, comme si leur vie en dépendait. Ils nous regardent avec leurs gros yeux quand on ose entrer dans l’autobus avec une poussette, mais ne tasseront jamais leur sac pour nous laisser aller vers le fond de l’autobus avec notre engin.

Je découvris vraiment ce que le terme  »vie dure » signifie lorsque lucas naquit. Pendant quelques mois, je vécus l’enfer de me trimballer avec les 3 petits dans le métro, et l’autobus et ce, à l’heure de pointe. Je sortais de la garderie complètement crevée, même s’il n’était que 9 heures du matin.  Heureusement, on était en été, et Émile commença l’école 4 mois plus tard. Bref, le grand calvaire a été plutot éphémère, mais assez douloureux pour me faire détester le duo stm/enfants pour le restant de mes jours.

Malgré tout ce qui a été écrit jusqu’à maintenant, il y a des bons côtés à voyager avec des enfants. Oh oui, en grattant bien, on en trouve quelques uns. Par exemple, un peu avant Noel, j’étais avec Noémie et une dame est venue nous voir. Elle a demandé à Noémie si elle aimerait aller voir un spectacle de Mickey Mouse. Évidemment, No a dit qu’elle aimerait. La dame nous a alors donné 2 billets pour aller voir le spectacle gratuitement! De quoi me consoler pour quelques mois de calvaire en transport urbain!

Comment parler du métro sans mentionner les musiciens de métro? Je soupçonne certains d’avoir amélioré leur qualité de vie depuis que Lucas a découvert qu’on pouvait leur donner des sous. Depuis, plus moyen de s’approcher d’un métro sans que Lucas exige des sous!!! Il adore la musique, même mauvaise semble t-il!  N’empèche que c’est charmant de le voir s’approcher, un peu hésitant des musiciens, de voir leur réaction (ils ont pas l’air de le trouver laid), et de voir Lucas leur garrocher, presqu’à la figure (l’enthousiasme aidant) les quelques pièces qu’il a réussi à me demander à grand coup de  »Veut des souuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus!!!! ».  Il s’éloigne ensuite, presqu’à contre coeur, s’arrêtant pour se retourner, regarder encore un peu.

Ah! Métro, quand tu nous tiens!

Terrrrrrrrible two!

Ce qui devait arriver arriva: Lucas savoure son terrible two à fond la caisse! Nous… Nous subissons…!

C’est drôle. Le terrible two, c’est un peu comme un accouchement; On oublie avec le temps à quel point on peut souffrir! Depuis quelques semaines (et ça semble aller en s’amplifiant), nous vivons avec un mini despote de 2 ans. Toujours aussi souriant, notre petit clown se métamorphose illico en dictateur dès que se présente une des situations suivantes:

Monsieur est fatigué: On peut aisément remarquer les signes de la fatigue chez un Lucas qui mord, tape, tire les cheveux ou grafigne. Dans ces cas-là, Hop! On règle le problème en l’emprisonnant dans son lit! Insulté au départ, il ne tarde pas à calmer sa colère dans les bras consolateurs de morphée. Nous aussi, ça nous réconforte!

Monsieur est pas content: Ça, ça arrive de plus en plus souvent.Avant, quand il vivait une déception, il se cachait le visage et boudait, le plus mignonnement du monde. Maintenant, fini le boudin, Monsieur passe à l’action! Gare à l’effronté qui refuse un jouet à Monsieur, car il devra affronter le redoutable loulou-terrible-two qui sortira ses armes secrètes: La tape-grafigne-tireuse de cheveux!

Monsieur veut quelque chose: Monsieur EXIGE maintenent que ses désirs soient comblés  »toupsuite ».  Il doit manger de la graine de perroquet en cachette, parce que répéter, c’est sa devise! Si on n’obtempère pas sur le champ, il demande plus fort!  »Veut plotter_________eeeeeeeeeee! » (Veut faire Flotter son jouet dans le bain).

Monsieur refuse de ne pas être le centre d’attention: Gare aux malheureux qui s’imaginent pouvoir écouter la télé en toute quiétude; Le Lucas féroce ne l’entend pas comme ça! Profitant allègrement du fait que son père n’est pas vitrier (donc qu’il n’est pas transparent), Lucas s’enchaine devant l’écran tel un militant de greenpeace. Im-po-ssi-ble de le déloger de là! Il y colle mieux qu’une mouche dans une assiette de fruits! Si Monsieur en vient à se tanner de jouer à cache-écran, il ferme tout simplement la télé! Merci bonsoir!

Monsieur veut un Passe-Partout: Lucas, comme beaucoup de petits seigneurs, carbure au Passe-Partout. N’écoute pas ce que veut sur le lecteur dvd familial! Du moins, lors que le Maître est présent. Sans la moindre gêne, Lucas peut décider que assez c’est assez, les autres finiront leur film plus tard, LUI veut un Passe-Partout. On n’a qu’à mettre le dvd de Passe-Partout dans le lecteur, après tout!

Monsieur désire marcher: La poussette de Monsieur, autrefois considérée comme son carosse royal par excellence n’a plus le prestige qu’elle avait. C’est que Monsieur désire marcher, voyez-vous! La poussette peut bien prendre du repos, en cas de fatigue, Monsieur n’a qu’à exiger de se faire porter par ses humbles esclaves. Pourquoi diantre s’encombrer d’une poussette quand on peut se promener partout, toucher à tout, faire des crises monumentales pour ne pas donner la main et exiger d’aller dans les bras des parents dès qu’on est suffisament loin de la maison? C’est d’un non sens total!

En dehors de ces quelques situations, nous pouvons heureusement profiter des sourires et des doux calins de notre Lucas préféré. Heureusement, car sinon, du temps dans son lit… Il en passerait!

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