Quand on vit des choses moins amusantes… Vaut mieux en rire!

Archives de septembre, 2010

La photo d’école

Il est un fléau de début d’année scolaire qui est, à mes yeux, pire que la gastro, les poux ou les devoirs. J’ai nommé la photo scolaire. Ça revient pour sur à chaque année, ça coûte les yeux de la tête, et nos enfants n’y ont JAMAIS l’air naturels.

Comme si ce n’était pas suffisant, les garderies aussi se mettent de la partie. Nous recevons donc, dans la même semaine non une, mais 3 feuilles avec imprimé dessus la face de nos enfants, dans une pose plastique, figée, ou en train de dire seeeeeeeexe!, avec la liste des prix, les cossins additionnels qu’on peut se procurer avec la dite face de notre flot.

Attention, quand je parle de liste de prix, vous êtes mieux de prendre tout de suite une entente avec la banque pour rallonger votre hypothèque si vous tenez à acheter quoi que ce soit.  Pour 12$, on peut avoir un kit de 12 photos. Mais attention, la-dessus, il y en a deux moyennes-petites, deux petites et 8 sur lesquelles vous aurez peine à reconnaitre vos marmots tellement elles sont minuscules!

Vient avec ça les choix à faire. Payer ou non pour ces photos que l’on donnera comme des enragés à toute la famille (qui feront semblant de tripper au premier abord et qui se dépêcheront de les sacrer au fond de leur porte-monnaie et de les ressortir… quand vos marmots seront des grands-parents!)

Ensuite, la maudite photo de groupe.  Parfois elle est gratuite (au moins ça), parfois elle est 8 ou 10$. Ici dilemne. La prendre pour donner un souvenir d’enfance à nos marmots? Ou laisser faire et (peut-être) le regretter dans 20 ans? Personnellement, je me rappelle à peine du nom de la moitié des enfants qui étaient dans ma classe au primaire.

Il y a aussi le fait incontestable que de nos jours, avec l’apparition des caméras numérique, tous les parents ont facilement accès à des centaines de photos de leurs enfants, dans des situations, des endroits beaucoup plus représentatifs pour eux qu’un décor de photographe.  Ce sont, je crois, ces photos qui leur rappelleront le plus fidèlement leur enfance, leurs amis et le look vestimentaire différent de leur enfance.  Bref, je me demandes si, en 2010, la photo d’école, ce n’est pas rendu un peu… désuet.

La cellule de crise

Une maison ou grouillent plusieurs enfants est souvent comme une cellule de crise. Ça bouge  de partout, ça crie, y’a des choses éparpillées çà et là sur le plancher, de l’action, quoi! Ça peut même sembler intimidant pour un non-initié.

Une de mes amies qui a elle-même 2 enfants (plus jeunes) me confiait cette semaine être épuisée quand elle passait une heure chez moi. Je la comprends tellement, car moi aussi je le suis! Le seul moment ou la maison est calme, paisible est après le départ des enfants pour l’école, la garderie, le pays de morphée. Malgré cela, restent dans leur sillage les multiples jouets, bouts de papier (Malheur à moi, Lucas a commencé à tripper fort dans l’art du découpage de papier…), verres de lait à moitié bus, pelures de banane et compagnie.

Les faire ranger? Facile à dire. Oui, chaque jour, je leur fais ranger une partie de leur tendre bordel. Cela ne se fait pas sans lamentations des deux parties, mais cela se fait. Péniblement, leeeeeeentement, partiellement. Souvent, une récompense est exigée des enfants pour avoir offert leur (petite) contribution au ménage, comme si l’acte qu’ils viennent d’accomplir est héroique.

Il faut dire que la tâche est lourde. Ils réussissent à faire trainer plus de jouets qu’ils n’en ont, ce qui n’est pas peu dire. Pourquoi garder les 60 crayons prismacolor dans la boîte quand on peut les éparpiller un peu partout dans la maison? Peut-être parce que, dans le fond, mes enfants sont des maniaques de la chasse au trésor, qu’ils jubilent à l’idée de retrouver, aux endroits les plus inusités des jouets oubliés depuis déjà longtemps?

Il y a des animaux qui marquent leur territoire en laissant des trace d’urine un peu partout. Peut-être que mes enfants agissent similairement? Peut-être marquent-ils eux aussi leur territoire?

Plus j’y pense et plus je constate qu’il est inutile de trouver le sens profond du bordel familial. Mes enfants sont tout simplement traineux, comme je le suis. Au grand désespoir de papa!

Blogue négligé?

J’ai la nette impression d’avoir sérieusement négligé mon blogue ces derniers temps. Pas qu’il ne se soit rien passé dans la p’tite vie de famille, mais par manque de temps, et par une tentative de volonté de ne pas trop vouloir tomber dans le redondant.

Avec tout ce qu’on peut trouver comme blogue sur le net, il est plus que facile de se répéter les une les autres.  Ça devient lassant à la longue. Ce n’est pas ce que je veux faire. Pas que j’aie des prétentions d’originalité sans failles, mais j’ai toujours aimé essayer de sortir de la voie pré-tracée, bref, de me trouver ma voie à moi. Je n’y réussis pas tout le temps, entre autres parce que ma vie de famille ressemble à ce que la majorité des familles vivent, qu’un mot d’enfant est un mot d’enfant, qu’une crise de nerfs devant le rack à bonbons de l’épicerie est… pénible pour tous de manière égale!

Pour ne pas décevoir le fan club de Lucas, voici les nouvelles:

Il va bien, grandit, parle comme une p’tite machine à paroles, imite sa grande soeur à longueur de journée, apprivoise sa gastrostomie mais…. refuse encore et toujours de manger! Disons que j’ai hâte qu’il passe de gastrostomie à gastronomie.

Malgré sa petitesse, Lucas a du poumon. Quand il hurle, on l’entend. Inutile de feindre l’ignorance. J’ai essayé une fois. Noémie est venue à la rescousse de son p’tit frère, comme d’habitude! C’est que ces deux-là, ça se tient serré! Pas possible de prendre plus de 28 secondes avant de répondre à une demande de Lucas sans que Noémie y aille de son mode de pression. On a d’affaire à être efficace et à traiter Monsieur aux petits oignons!

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