Quand on vit des choses moins amusantes… Vaut mieux en rire!

Archives de juin, 2010

Ça grandit!

Quand je regarde mes 3 petits monstres, je n’en reviens pas de la vitesse à laquelle ils grandissent. J’ai presque peur de me tourner de bord trop souvent, de peur de les voir déjà ados, boutonneux.

Émile finit sa première année. Comme un petit pro, il a appris à écrire, en lettres attachées, s’il vous plait! Il est de plus en plus indépendant, mais reste encore affectueux, ouf! C’est un beau petit bonhomme, qui a la bougeotte, des idées plein la tête et un caractère doux comme celui de sa maman! (hum!) Émile, c’est le patenteux. Je n’ose pas compter le nombre de jouets qu’il a brisés en essayant de leur trouver une fonction secondaire. Pour lui, un crayon, ça ne doit pas qu’écrire, ça doit aussi servir de mat pour un bateau, de flèchette, de tout ce qui lui passera par la tête, parfois à mon grand désarroi!

Noémie, devenue princesse. Je n’aurais jamais cru être capable de vivre sous le même toit qu’une princesse. Quand elle était bébé, je me promettais déjà de lui faire passer l’envie subito presto. Pourtant, une fois rendue dans le royaume des princesses, je suis plutot portée à laisser aller. J’ai confiance en ma fille: Elle verra bien par elle même que les princesses, c’est pas si cool. En attendant, elle me fait de beaux dessins de cochons-princesses. Je lui découvre un sens artistique que je ne lui connaissais pas. Elle dessine bien, la p’tite vlimeuse!

Lucas, le p’tit clown ne cesse de charmer son entourage. Il parle de plus en plus, émet presque des concepts. Comme les autres, il commence à tripper solide sur passe-partout, mais ce qu’il préfère, c’est le générique (!). Lucas aimme aussi les animaux. Il a découvert le parc safari, avec les singes, les lions, les daims et tout le reste. Quand on lui demande ou est son tube, il nous dit : pas dans le nez, dans le bedon!!!! Bref, Lucas, malgré sa maladie, est un petit bonhomme qui respire la joie de vivre. Espérons que ça continue!!!

Le clan des mamans

Quand une femme devient mère, il se produit de multiples changements. Je pourrais longuement monologuer sur les changements corporels, les vergetures, le ventre à la peau flasque, etc etc etc, mais mon but ce soir est de parler d’heureux changements, pas de déprimer (Ni d’effrayer de potentielles futures mamans).  Bref, laissons l’esthétiques aux revues de bonnes femmes.

Les changements les plus importants quand on devient parents sont sans conteste ceux ayant rapport aux relations sociales.  Le cercle d’amis se modifie subtilement, nos liens se resserrent avec certaines personnes qui faisaient jadis partie de notre cercle d’amis éloignés, tandis que de bons amis deviendront peu à peu de ces rencontres qu’on fait une à 2 fois par année.  Il y a plusieurs facteurs qui amènent ces changements, comme, entre autres, le fait que la venue d’un bébé change radicalement notre vie, nos intérêts, notre routine.

J’ai eu la chance de garder intact la grande majorité de mes amitiés pré-bébé. Je vois certains de mes amis  beaucoup plus rarement qu’avant, mais notre lien est toujours aussi sincère, et chaque retrouvaille est une vraie joie.

J’ai remaqué que je me faisais de plus en plus facilement des amies qui étaient elles aussi des mamans. C’est évident que nos rejetons nous donnent une longueur d’avance quand il est le temps d’avoir des points en commun. Entre maman, on peut beaucoup mieux se comprendre, car on vit toutes sensiblement les mêmes choses. Parcontre, je n’irais pas jusqu’à dire que je pourrais devenir amie avec n’importe quelle maman, même sur l’unique base de la maternité! Oh que non!

Des mamans, c’est comme des souliers: Il y en a de tous les genres et de toutes les pointures. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Comme pour les souliers, je suis plutôt difficile dansle choix de mes amies mamans. Il me faut quelqu’un de plutôt large d’esprit, qui aime rire, et qui, surtout, ne prend pas tout ce que je dis pour du cash! C’est que, j’ai la vilaine habitude d’adorer médire au sujet de mes enfants… qu’en fait, j’adore!

Il m’est arrivé une fois d’être approchée par une femme qui venait d’apprendre qu’elle était enceinte, tout simplement parce que je me baladais avec ma poussette! Elle m’a demandé si j’avais le temps de jaser un peu avec elle, car elle ne connaissait pas grand chose au merveilleux monde de la maternité, et qu’elle ne savait pas si elle voulait vraiment s’y lancer. Pour une fois, je me suis efforcée de ne pas trop médire sur la vie de famille, histoire de ne pas la décourager d’avance.  On a jasé un bon 45 minutes, on s’est dit au revoir, on a échangé nos numéros de téléphone… et on ne s’est jamais revues!

Quand on va au parc, on fait pratiquement toujours de nouvelles connaissances. Les mamans placottent bébé, comme d’autres parleraient de météo. On complimente le bébé de l’autre, parle de leur âge, de leurs noms, et de tous ces sujets complètement non-intéressants pour quiconque n’est pas initié. Parfois, si on a vraiment de la chance, on tombe sur quelqu’un d’intéressant, avec qui la conversation dépasse les sujets habituellement de rigueur.  Disons que ça console d’avoir à endurer le supplice d’avoir à pousser bébé dans sa balançoire durant 45 minutes!

Mes amies mamans, les vraies, sont celles avec qui je me sens totalement à l’aise d’être moi-même. On déconne sur le compte de nos p’tits chéris, on ventile en masse, on se rassure (Ben non, t’es pas une mauvaise mère; Regarde-moi! Je fais pire!!!), on parle aussi de sujets divers, histoire de ne pas devenir complètement alliénées. De les voir, ça fait toujours du bien, parce qu’avec elles, je me sens comprise, je me sens comme une mère potable! Merci, les filles!!!

Organize!!!

Il y a de cela 10 ans, je n’avais pas d’enfants. Je n’étais même pas certaine d’en vouloir. Si j’avais eu une boule de cristal me permettant de me voir dans le futur, je crois que je l’aurais lancée a bout de bras, la croyant défectueuse!

Mathieu est entré dans ma vie… intime, et on s’est vraiment bien entendus. On gardait souvent Emmalia, la fille d’une amie, pour lui donner un peu le temps de souffler. Quand la petite s’en allait, elle nous manquait!

Les mois ont passé… 2 ans se sont écoulées. Après une courte discussion avec Mathieu, nous avons décidé de nous lancer en famille. Un pour commencer. Pour moi, c’étais clair que si je faisais un bébé, il y en aurait un deuxième par la suite, car je suis enfant unique et que j’aurais tellement aimé avoir un frère ou une soeur.

Avec Émile, ça a été  »bébé-facile ».  Il s’endormait à minuit, se réveillait à midi. On le trimballait partout! Il en a fait, des party, ce petit bonhomme! Des manifs aussi!

Environ 2 ans plus tard, nous vint l’idée de lui fabriquer une fraterie. Le résultat a été la joyeuse naissance de Noémie. Magnifique bébé, qui ressemblait à une poupée, avec ses grands yeux bleus et ses cheveux… noirs! On a pu constater que deux enfants, c’est à la fois plus facile qu’un seul (on a déjà l’expérience), mais aussi plus d’organisation.

Nous avions maintenant 2 enfants à habiller l’hiver, 2 enfants à trimballer dans le métro/bus, 2 enfants à coucher le soir, 2 enfants à faire garder, une fois de temps en temps.

Lucas a été planifié comme sur un coup de nostalgie. J’adore les bébés. On avait une chambre de libre, tout ce qu’il faut pour un bébé, et on s’est dit qu’entre 2 et 3, la différence ne serait pas si terrible. Nous avions en partie raison… en ne comptant pas sur le facteur Cystinose! Oulala! Dans le fait d’avoir des enfants, c’est l’organisation que je trouve le plus difficile. Avec Lucas, nous sommes servis!

En plus de l’organsiation de base d’une vie de famille de 3 enfants, on doit gérer tout ce qui concerne les rendez-vous à l’hopital, les médicaments, la garderie, le gardiennage (qui est quasi impossible), etc etc etc. Je reviens souvent sur ce sujet, mais c’est vraiment quelque chose qui peut être lourd à supporter à la longue.

Quand nous allons passer une journée.. au zoo, par exemple (ce que nous ferons en fin de  semaine, yé!), en plus du sac à couches habituel, il nous faut planifier les médicaments pour la journée (donc: évaluer vers quelle heure nous reviendrons), les gouttes pour les yeux qu’il faut garder au frais, ce qu’il faut pour les soins de gastrostmie (S’il se salit trop). etc

Il y a aussi ces maudits médicaments à préparer à tout bout de champ. Çen est parfois harcelant. Comme tous les gens, nous avons envie de prendre ça relax, une fois de temps en temps. Les médicaments, ce n’est pas exactement quelque chose qu’on peut se permettre de remettre à plus tard. Il y a aussi les seringues à laver, que je décrirais comme une des tâches les plus ennuyeuses au monde.

Heureusement, il n’y a pas que ça, de l’organisation et des seringues à laver. Il y a aussi beaucoup de beaux moments, surtout avec un petit clown comme Lucas! Ça nous donne un peu de couragem un peu de motivation supplémentaire! Ah! Les enfants, quelle aventure!!!

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