Quand on vit des choses moins amusantes… Vaut mieux en rire!

Archives de mars, 2010

Si on parlait boulot?

J’aimerais aujourd’hui m’éloigner de mes habituels sujets familiaux pour parler un peu de mon boulot de  préposée aux bénéficiaires dans un hopital. Plutôt que de parler de conditions de travail, je vais vous parler un peu de la clientèle, ce sera plus rigolo.

Les profils des patients fréquentant un hopital sont extrêmement variés. De la grand-maman de 85 ans, venue se faire faire un pontage, au junkie qui s’est infecté les veines en utilisant des aiguilles souillées.  Il y a des gens de toutes les classes sociales, de toutes les origines, de tous les genres. Ces personnes doivent généralement partager une chambre à 2 lits, ce qui peut parfois donner des mélanges… moins heureux, disons.

Comme les préposés sont amenés à donner des soins en entrant dans l’intimité directe des patients, il nous arrive d’en voir de toutes les couleurs. Certaines personnes sont hyper pudiques et d’autres préfèrent vivre  »au grand vent ».   Cela peut parfois créer certaines tensions entre patients aux moeurs non compatibles.

Il y a certains agissements typiques de la clientèle hospitalière qui a un certain effet sur le système nerveux des préposés. En voici quelques exemples… (Le masculin sera ici utilisé pour alléger le texte, mais soyez assurés que les hommes ET les femmes sont tout aussi habiles pour nous faire grimper dans les rideaux par certains comportements…)

Le patient qui se croit à l’hôtel

Chiale sur la bouffe, qui n’est jamais assez chaude, ni bonne, ni variée. Se plaint de la rapidité du service, de l’heure des repas,  de la qualité des oreillers, exige des couvertures supplémentaires et un voisin de chambre qui ne ronfle pas, ne prend pas de place et qui n’utilise pas SON téléphone. Ne dit jamais  »merci ».

Le  » je comprends que vous êtes occupés, je ne vous dérangerai pas souvent »

Sonne généralement toutes les 32 secondes, le plus souvent pour des niaiseries. Nous répète à la journée longue que c’est fou comme les préposés travaillent fort, mais ne se gêne surtout pas pour nous demander de replacer leurs couvertures aux 20 minutes.

Le  »psssssssit! »

Au lieu d’utiliser la cloche d’appel, nous hêle quand nous passons dans le corridor, comme si le fait que nous nous déplacions dans le corridor signifie que nous n’avions rien d’autre à faire que d’aller les voir sur-le-champ.

Le  »J’attends que vous ayez fini de me coucher pour vous dire que j’ai envie de pipi ».

Généralement, ce sont des patients difficiles à mobiliser. Attend que nous l’ayons recouché, remonté au lit, habrillé, replacé ses oreillers, mis sa table de chevet à ses côtés, bref. que nous soyons presque sortis de la chambre pour nous dire:  »J’ai envie de pipi. Vous pouvez m’emmener aux toilettes??? ».

Le patient parle de ses selles.

Grosse manie à l’hopital. Plusieurs patients croient que nous sommes tous passionnés par la description de leurs selles hebdomadaires. Oui, nous devons parfois avoir certaines indications au sujet de leurs selles, mais ce n’est pas LE sujet le plus intéressant dont on peut discourir à toute heure de la journée.

Le patient qui se plaint de nous… à nous-même.

Patient qui n’a pas été content d’un soin donné (trop long avant une réponse à la cloche d’appel, voulait se recoucher tout-de suite et a attendu, etc).  Quand nous retournons, quelques heures plus tard lui redonner des soins, se plaint à nous de la préposée qui a pris trop de temps à le recoucher (nous). Déforme généralement les faits, nous dit qu’il a passé 4 heures au feuteuil alors qu’il en a passé 2.

Le patient qui change d’attitude en présence de sa famille

Patient généralement coopératif, nous remercie de nos bons soins, se déplace aisément, sans trop se plaindre de douleur. Change complètement d’attitude dès l’arrivée de visiteurs. Se plain de douleurs atroces, du mauvais service, hurle quand on doit le lever au fauteils. Redeviennent généralement des patients  »faciles » dès le départ des visiteurs.

La famille des patients

Souvent, la famille des patients nous est d’une aide précieuse. Participe aux soins, aide à rassurer le patient, nous informe de faits importants qui nous aideront à assurer de meilleurs soins. Cependant, ce n’est malheureusement pas toujours le cas.

Lors que nous devons mobiliser un patient, nous demandons généralement à la famille d’attendre au corridor. Premièrement, cela assure le respect de l’intimité du patient, qui ne tient pas nécessairement à montrer ses fesses à sa belle-mère.  Aussi, et surtout, cela nous permet d’agir selon nos habitudes professionnelles, et notre expérience sans être constamment remis en question par un membre de la famille.  »Vous êtes certains qu’il peut se lever? »  »Ne le faites pas marcher sur sa jambe opérée! », « Attention!!! Vous allez l’échapper! ». Souvent, les visiteurs peuvent rendre des manoeuvres simples beaucoup plus compliquées, parce qu’ils ajoutent sans le vouloir, beaucoup d’anxiété au patient. Aussi, les chambres étant généralement petites, moins on est de personnes, mieux on peut se déplacer!

Le  »Vous êtes certaine d’être capable? »

Patient habitué à un autre préposé et qui n’est pas certain que nous ferons l’affaire. Souvent, le patient a été mobilisé par un préposé masculin, et est convaincu qu’une préposée ne sera jamais assez forte pour l’installer sans l’échapper. Comme si toutes les préposées passaient leur temps à laisser choir les patients par terre!

Mot de la fin

J’aimerais préciser que ce que vous venez de lire est un concentré de plusieurs mauvaises habitudes qu’ont certains patients. La majorité de la clientèle avec qui nous avons à traiter ne se comporte pas de la sorte, heureusement!

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L’adolescence, phase 1

On ne m’avait pas avertie que les enfants se pratiquaient à devenir plus tard des adolescents. Je peux vous confirmer que ces essais se produisent vers les 7 ans.  Tout devient poche, pas cool, pas juste, les parents deviennent des cons, ainsi que pas mal tout ce qui grouille autour. Charmant.

Si je me fies aux partiques de Émile, son adolescence sera pour moi comme une looongue épreuve.  Bref, il a comme un don pour les crises d’ado. Il pourrait même donner des cours (espérons que l’idée ne lui passera pas trop par la tête d’enseigner ça aux 2 plus jeunes)!

Hier soir, deuxième crise en 3 jours. Tout lui est dû. Tout de suite. Tout le temps. Prière aux parents d’obtempérer, immédiatement, et à la perfection. Évidemment, nous n’avons pas cédé. Nous avons même ri en cachette, je vous l’avoue.  Je me suis fait dire que j’étais poche (plus que mathieu, qui lui, avait hier le statut de poche tout court) et menteuse. Sympa.

Émile a été envoyé cuver son adolescence en herbe directement dans sa chambre. Il y est allé, en hauts cris de  »Maman m’aime puuuuuuuuu!!!! »…  (Hé oui, tentative d’ado, certes, mais pas encore capable de s’assumer).

Nous l’avons laissé évacuer un peu de ses énergies en cuvant sa peine à chaudes larmes. Je suis ensuite allée aux barricades pour essayer de calmer ce petit hiroshima, histoire d’être capable de le mettre au lit par la suite.

Je lui ai parlé calmement, ai clairement identifié mon intention de faire la paix, bref, j’ai sorti mon  drapeau blanc.  J’en ai profité pour exiger des excuses, parce que de me faire traiter de poche (plus que les autres en plus, hum!), et de menteuse (par un petit gars qui découpe les rideaux et essaie de faire passer ça pour un accident) je ne l’ai pas trop trop pris.  Ce fut difficile; Émile m’avoua trouver cela très gênant d’avoir à s’excuser. Tiens, tiens…!

Ensuite, ce fut comme dans les vues. Calins, pardon mutuel, promesses de ne pas recommencer la chicane… Jusqu’au prochain épisode!

Des traineries, encore des traineries

Je crois pouvoir affirmer sans trop me tromper que je suis la mère des enfants les plus bordéliques au monde.  Faut dire que je ne me suis pas toujours vraiment donné en bon exemple. Bordélique à la plupart de mes heures, il m’est parfois difficile de communiquer à mes enfants une des vertues qui me manque cruellement.

Un des principaux sujets de larmes chez nous est le ménage. Les enfants ne sont jamais enchantés quand on leur demande de ranger leur chambre ou leur salle de jeux. Ils trouvent cela trop loooooooooong, et les excuses pour se dérober pleuvent.  Noémie y va d’une de ses célèbres crises de larmes, Émile fait comme si de rien n’était et joue avidement avec le premier cossin trouvé, feignant n’avoir jamais compris le sens profond du mot « Ménage ».

Pourtant, quand les punitions se pointent le bout du nez, chacun se porte vivement volontaire pour accuser l’autre, voire les amis qu’ils n’ont pas vus depuis une semaine. Émile dit qu’il n’a rien fait parce que sa soeur ne l’aidait pas. Noémie dit la même chose, mais avec le nom d’Émile à la place du sien. Lucas, lui, n’a pas encore compris que le ménage est un moyen de torture enfantine. Il a donc bien du plaisir à ramasser tous les petits morceaux de jouets et à les mettre  »dedans » le coffre à jouets.

Quand on propose aux enfants de se débarasser de leurs jouets pour qu’ils aient moins de ménage à faire, ils sont étrangement vivement en désaccord. Pourtant…

Crotte.

Maudite soit la journée ou mon plus vieux entra dans sa phase pipi-caca-crotte de nez. Il entraîna avec lui sa soeur, et ils s’enrôlent ainsi à tour de rôle dans les commentaires scatologiques. Quand l’envie leur passera comme par enchantement, ce sera au tour de Lucas de s’y mettre, remettant ainsi en fonction ce mouvement perpétuel. Merde.

Travaillant dans le domaine de la santé, je suis habituée à entendre parler de choses peu ragoûtantes à table. Cependant, une fois arrivée à la maison, je ne peux supporter d’entendre les litanies de Émile et Noémie: Caca hihihih, crotte de nez hihihihih, fesses hihihih. Peut-être est-ce à cause de l’ampleur de l’intérêt qu’ils ont développé pour ce type d’énumération enfantine.

Ils se trouvent drôles, ça, faut l’admettre. Éclats de rire, regards amusés, tout le kit. J’ai essayé d’en rire avec eux. Étrangement, le coeur n’y était pas. Peut-être est-ce parce que j’ai perdu cette flamme de l’enfance, qui fait reluire de drôlerie des choses qui ne le sont pas.

Pourquoi, oui, pourquoi est ce qu’ils trouvent cela si drôle? À cause de l’odeur? À cause du bruit, parfois amusant produit par les pets? Parce qu’ils voient notre regard changer quand ils prononcent ces mots  »bannis », ayant ainsi un peu l’impression de défier notre majestueuse autorité? Parce qu’ils sentent qu’il y a un  tabou à parler ouvertement de crottes de nez avec le permier venu?

Mes enfants ne sont pas les seuls à être frappés par cette maladie mentale enfantine. La preuve: Il y a en psycho ce qu’on appelle   »La phase anale ». Bref, si on s’y fie, pas mal tous les enfants passent par là à un moment donné. Malheureusement, ce n’est pas comme la varicelle, paraît que ça peut se ré-attrapper. Y’a qu’ à lire les commentaires écrits sur les murs des toilettes publiques pour s’en rendre compte!

Notre rencontre en genetique et autres nouvelles

Pour ceux que ça intéresse, un petit résumé de la rencontre qu’on a eu avec la généticienne de Sainte-Justine.

Lucas a bel et bien la cystinose, ça on le sait. Ce qu’on a appris, c’est qu’il le tient de deux défauts génétiques  identiques que mat et moi lui avons transmis.

Je mexplique: Quand on un bébé, on lui transmet une partie de notre bagage génétique. Comme on a tous de 5 à 6 gênes qui ont un défaut, il peut arriver que, si on fait un bébé avec une personne qui a le même gêne défectueux, on ait un bébé malade. Cependant, les gênes défectueux ne le sont pas tous de la même manière.  Bref, les tests génétiques faits sur lucas démontrent que Mat et moi avons le même gêne défectueux, soit, mais qui a aussi le même défaut.

Qu’est ce que ça implique? En gros, si on n’avait pas eu le même défaut dans ce fameux gêne, Émile et Noémie étaient à risque de développer une forme plus tardive de cystinose. Bref, c’est quand même une bonne nouvelle! Ils n’auront pas la cystinose! Ouf!!!

Sinon, on a jasé avec la généticienne, qui voulait s’asurer que nous comprenions bien la maladie de Lucas. On a aussi fait des prises de sang, pour notre analyse génétique à nous.

C’est pas mal tout.

Sinon, Lucas fait encore des progrès côté marche. Il commence à vouloir se promener debout, comme un grand. Il est de plus en plus solide, se tient de mieux en mieux en équilibre. Si la tendance se maintient, il marchera a sa fête de 2 ans, le 5 mai…

Lucas a aussi développé un certain penchant pour les poussettes et les poupées, ce qui cause certaines frictions avec Noémie. Ils ont pour ainsi dire, des chicanes de bébés! Le plus drôle, c’est que c’est souvent Lucas qui gagne!

Bonne journée, mesdames!

Aujourd’hui, 8 mars, c’est la journée de la femme.  Qu’est ce que ça veut dire? Ça veut dire énormément. On souligne toutes les luttes de libération de la femme, tous les gains qui ont été faits dans ce sens depuis.  Pour moi, ça veut aussi dire en quelque sorte un hommage aux mères, car nous sommes avant tout des femmes.

J’aimerais souligner le courage de toutes les mères monoparentales qui sont pour moi, des exemples. Quand je trouve ma tâche difficile avec mes 3 petits monstres, je pense à celles qui sont seules à élever les leurs, sans partenaire pour les épauler, sans personne pour prendre la relève. Ça m’aide à moins me gratter le bobo.

Les droits des femmes ont heureusement évolué ces 50 dernières années (pour ne pas aller plus loin dans l’histoire). Nous sommes passées d’êtres mineures à vie (pas le droit de voter, de posséder de compte en banque, de prendre de décisions sans l’accord du mari) au statut d’égales de l’homme. Évidemment, il reste quelques ajustement à faire, mais ce qui a été accompli est colossal, au canada, du moins. Nous pouvons voter, se faire avorter, posséder un compte de banque, des actions, refuser d’avoir des relations sexuelles avec notre conjoint, travailler, faire de la politique, et j’en passe. Tout ça semble anodin pour ceux et celles qui n’ont jamais été privé de ces droits, mais c’est au prix de luttes qu’on a finalement obtenu gain de cause.

Avec les droits, vont les tâches. N0s arrières grands-mères ont passé pour la plupart leurs vies à enfanter, à nourrir leurs trop grandes familles, à veiller à ce que tout soit impeccable quand l’Homme rentrerait à la maison. Elles étaient plus les esclaves de la maison que d’autre chose. Les jeunes filles aidaient leur mère à la maison, servaient père et frères, en attendant de servir mari. Les curés ajoutaient à leur supplice en leur menaçant de l’enfer si elles ne donnaient pas la vie à chaque printemps, comme des bêtes. Plusieurs femmes en mourrurent d’ailleurs. Même malades, affaiblies, elles devaient faire leur sacro-saint devoir conjugal, ne surtout pas en éprouver de plaisir, et surtout, rapporter le plus de fils à la lignée, les femmes, on le sait, n’étant qu’un mal nécessaire pour avoir une maison propre et un repas chaud le soir.

Je ne pense pas aller à la marche des femmes. J’irai peut-être, mais ce n,est pas pour moi une nécessité. Mon hommage aux femmes, je le fais à tous les jours, en vivant selon mes convictions, en les partageant avec mes enfants, en leur raconant notre histoire.

Bonne journée, mesdames!

Le jugement dernier

Être mère en 2010, c’est vivre avec le jugement. Toujours. Le jugement des amis, de la famille, des connaissances, des inconnus dans le métro, des passants dans la rue. Parano? À peine.

Depuis que je suis maman, il m’est arrivé tant de fois de sentir le jugement des gens que je n’ai pas assez de doigts ni d’orteils pour le compter.  Avec le caractère qu’on me connait, ça veut aussi dire que la quasi même quantité de personne s’est, un jour, fait royalement evoyer promener!

Le jugement est présent de multiples formes, et se manifeste souvent quand on s’y attend le moins. Dans la rue, en hiver, alors qu’on essaie de se dépêcher d’arriver à la maison, fiston ayant trop froid dans son habit de neige humide (trop roulé dans la neige en faisant une crise) et qui crie comme un perdu, histoire de rendre plus de suspens à la scène. Une vieille bonne femme nous accoste pour nous dire: Vous devriez couvrir vottre enfant; Il a froid…. Dur de  se retenir de lui partager une partie de stress qui bouillone en nous et qui n’a justement, pas besoin d’être augmenté. Sachez, madame, qu’un volcan, c’est dangereux quand ça entre en éruption!

Le type de jugement le plus répandu ces dernières années et qui touche particulièrement les nouvelles maman, c’est celui des orthodoxes pro-allaitement, qui croient qu’on est com-plè-te-ment déjantées si on n’allaite pas notre rejeton jusqu’à ses 28 ans.  À les entendre, choisir de ne pas allaiter devrait être puni de prison à vie pour infanticide. Ces femmes, brainwashées par la ligue de la leche, préfèrent ajouter au sentiment de culpabilité d’une maman qui trouve ça difficile, l’allaitement et qui pense à opter pour un autre type de nourriture pour bébé, plutôt que de leur offrir leur écoute, leur compassion, et, à la limite, quelques conseils utiles. Ici, par conseils, je ne parle surtout pas de tranches de vies pour montrer comment ELLES, elles ont été bonnes et courageuses d’allaiter, mais bien de trucs pour rendre l’allaitement moins pénible.

Les personnes qui sont contre la vaccination sont d’après moi les personnes dont le jugement est le plus dangereux. Non seulement la vaccination ne donne pas de maladies, ne rend pas autiste, n’affaiblit pas le système immunitaire, mais en plus, elle a permi à la science de vaincre certaines maladies qui tuaient des milliers de gens par année, sans compter ceux qui restaient handicapés. Le mot polio, dyphtérie, coqueluche ne vous disent pas grand chose de concret? Connaissez-vous quelqu’un qui a une de ces maladies, dans votre entourage? Non? La vaccination y est pour quelque chose, soyez-en assurés. À ceux et celles qui se vantent de ne pas faire vacciner leurs enfants, je réponds: Vous pouvez vous permettre cette imprudence, car la majorité des gens, comme moi, ont fait vacciner leurs enfants. Point.

Le jugement peut être présent à tout moment. Quand on chicane notre enfant en public, quand ces derniers font trop de bruit dans le bus, quand ils font des niaiseries à l’épicerie, quand on les habille trop ou pas assez pour la saison, je pourrais continuer la liste infiniement. Dans le fond, ce qui crée un jugement, c’est un conflit avec les valeurs d’autrui, une incomprehension de ce que l’autre vit, ou une analyse erronée d’une situation précise.  Malgré mes idées assez arrêtées sur certains sujets, avoir des enfants m’a permis de mieux appliquer le concept comme quoi on ne doit jamais juger une personne sans connaitre son vécu. Oui, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais le monde serait tellement meilleur si on s’y mettait tous un peu! Essayez, la prochaine fois que vous serez prêt à juger les actes de quelqu’un de vous mettre à sa place, avec son vécu, feriez-vous réellement mieux?

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