Quand on vit des choses moins amusantes… Vaut mieux en rire!

Archives de décembre, 2009

Merci

Quand vient le temps des fêtes, on entend beaucoup parler de générosité. Guignolée par-ci, levée de fonds par là, tout le monde est mis à contribution. J’ai moi-même donné mon lot de bouffe non-périssable pour les paniers de noel de l’école de Émile!

Cette année, nous avons aussi été gâtés. Non pas par la guignolée, mais par la famille Leduc! Pour ceux et celles qui ne le savent pas, les Leduc sont ma deuxième famille. J’ai passé une grande partie de mon enfance chez ces voisins adorés, ils m’ont trimballé à la plage, en camping et même une fois à Old Orchard beach, dans le maine! C’est de cette famille qu’est issue Claudine, LA Claudine, qui nous donne tant de son temps, de son aide. Elle est aussi présente dans la vie de mes enfants qu’elle l’a été avec moi, dans mon enfance.  J’ai assisté à nombre de leurs party de famille, j’ai grandi avec leurs enfants.  C’est en grande partie à cause de leur présence dans ma vie que je suis ce que je suis aujourd’hui.

Quand ils ont appris pour la maladie de Lucas, il y a eu comme une vague de mobilisation dans cette famille. Plusieurs d’entre eux ont mis leurs énergies pour essayer de trouver des moyens de nous donner un coup de main. Je n’en reviens toujours pas de leur gentillesse, et de leur inventivité. Des appels ont été faits à  l’école de Émile, une demande de subvention a été faite à une fondation, ils ont payé des repas-diner à Émile, pour nous sauver du temps, et, ce matin, qu’est ce qui débarque chez moi? Un congélateur!!! Wow!  C’est tellement gentil, que j’ai du mal à trouver un moyen suffisant de leur exprimer ma gratitude!

Une autre chose que j’ai trouvée très touchante; Christiane, une des membres de la famille, a fait faire par son fils un petit livre contenant les textes de ce blogue, afin que leurs parents puissent le lire.  Ça me fait très plaisir de savoir que ceux que j’appelle depuis toujours Mononc et Matante pourront lire ce que j’y ai écrit, d’autant plus que j’y mets tout mon coeur.  Merci Christiane, d’avoir eu cette idée!

Il y a aussi une collègue de travail de Claudine qui m’a offert un blender tout neuf, afin que Lucas ait de la bonne purée maison! Un autre geste de solidarité très apprécié.

Je reste toujours étonnée des gestes aussi généreux dont on nous a fait bénéficier. Je n’y vois pas là de la pitié, mais bien de la générosité, et de la solidarité. En plus de nous aider matériellement et financièrement, ces gestes nous donnent le sentiment réel de ne  pas être seuls dans cette histoire, d’être épaulés par de multiples personnes. Bref, ça nous fait du bien!

Souvent, quand des gens autour de nous vivent des situation pour lesquelles nous nous sentons impuissants, nous n’osons pas toujours leur donner autant d’aide qu’on le voudrait. On a peur de prendre trop de place, de leur donner l’impression de nous faire ressentir de la pitié. Je crois qu’il ne faut pas hésiter à faire ce dont on se sent capable. Si on désire leur donner de la nourriture, par exemple, on ne fait pas une offre en l’air, on arrive un beau matin avec un repas tout prêt pour le soir.  Ça a toujours été une attitude que j’ai été portée à adopter, et je crois que ça me vient en grande partie de mon côté Leduc!

Je vous  remercie!

La fête a été bonne…

Le temps des fêtes est fini pour moi. De retour au travail depuis hier, j’en suis à l’étape des relevailles post-festivités. Lucas aussi. Aujourd’hui, Monsieur a décidé d’ouvrir les yeux… À midi 45 minutes! Il semble définitivement avoir le pli familial qui fait que, dès qu’on a quelques jours de congé dans le corps, les heures de lever sont de plus en plus tardives.

Comme à chaque année, il y a eu l’habituelle avalanche de cadeaux. Cependant, cette année, il y a eu un peu plus de réserves sur la quantité, au grand profit de la qualité. Maman est contente!

Comme la maison n’est pas extensible, arrivée de cadeaux rime avec grand ménage dans ceux-cis. Cette opération, pour être viable, doit impérativement être exécutée en l’absence des enfants, pour qui un simple bout de plastic tout tordu se révèle être un jouet à la valeur inestimable. Vous devriez les voir fouiller avec minutie dans les tas de poussière, pas moyen de jeter les déchets balayés, sans subir une inspection sévère, avec gros yeux et réprimandes si on a eu l’audace de s’imaginer jeter le moindre bout de jouet cassé.

Parlant ménage, il y a une chose que je ne comprends pas; Comment se fait-il que mes enfants me donnent droit à une crise dès que je leur demande de ramasser ne serais-ce que le 1 dixième des jouets qu’ils ont parsemés à tout vents dans la maison, mais qu’ils s’exécutent non seulement sans se lamenter mais AVEC LE SOURIRE quand il s’agit de le faire sur ordre de n’importe qui d’autre que moi ou Mathieu? Et comment se fait-il que mes parents prennent un tel plaisir malin à me raconter cela? J’y vois là une douce vengeance pour les crises que j’aurais potentiellement pu faire dans ma jeunesse…

C’étais notre premier Noel avec un fiston Cystinique. Ça s’est bien passé, malgré la cargaison de bagages en surplus, l’organisation monstre, et le stress d’oublier une dose de médicaments dans le feu de l’action. Je dois avouer que je suis pas mal fière de nous; Lucas a été médicamenté aussi bien que d’habitude, il semble même un peu plus lourd (moi aussi, mais ça c’est une autre histoire…)!

Noel, bordel!

À chaque année, la même folie revient. On se garroche dans la préparation de beignes, de sucre à la crème, de tourtières ou de ragoût de pattes, en savourant d’avance le moment oû on dévorera le tout, joyeusement arrosé de diverses potions enhivrantes.

Rares sont les personnes qui ne ressentent aucun stress en cette annonce du début le la période des fêtes. C’est que les festivités en famille, ça demande une organisation folle!  Y’ a les décorations, obligatoires, si on a des enfants, les cadeaux à acheter, à emballer, la bouffe à préparer, et surtout, les négociations avec la personne qui partage notre vie, à savoir si on passe le 24 au soir dans SA famille ou dans la nôtre, et ainsi de suite pour toutes les dates à venir.

Nous, avec le temps, on a réussi à trouver une entente. Un an chez l’un, un an chez l’autre, du moins pour Noel.Cette année, on a réussi à pouvoir aller à tous les party de famille, ce qui va nous demander une organisation folle. Le 24, party dans la famille de Mat. Le 25, journée de transition; Le père de Mat nous ammène à mi-chemin de chez mes parents, et ces derniers nous ramassent. transfert de tout le bataclan, gossage pour changer les bancs d’auto de place, enfants qui pleurent, et moi qui sacre. Ensuite, on va saluer mon grand-père et on va a la maison de mon enfance. Le soir, souper et petit réveillon intime, dodo, et le lendemain, on se met sur la préparation finale du gros party de famille. Le lendemain, comme si de rien n’était, on retourne à montréal, car je travaille le 28, et les jours suivants. Ouf!

Dans ma famille, on ne fête pas vraiment le jour de l’an. On s’appelle à minuit pour se souhaiter bonne année, mais c’est pas mal ça. Dans la famille de Mathieu, le nouvel an est presqu’aussi festif que noel. Bouffe, mousseux, bye bye en famille.  J’ai évidemment choisi d’avoir congé à noel plutôt qu’au jour de l’an, premièrement pour les enfants, mais aussi parce que je déteste ces partys oû on se sent obligés de donner des becs à tout le monde, avec les souhaits (d’une sincérité douteuse) qui y sont échangés.  Les souhaits du nouvel an, je vois un peu ça comme une manière de commencer l’année péniblement. On pourrait simplement crier Bonne année! Ouvrir une bouteille de mousseux, et en rester là!

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Retour a l’hopital!

La vie devenait trop simple dernièrement, il FALLAIT qu’il arrive quelque chose… Après Émile et ses crises de rébellion, assez impressionnantes, soit dit en passant, Lucas décida de recentrer toute l’attention sur lui; Il attrappa la gastro.

Qui dit gastro, dit Vomi à répétition , diharrées. Ajoutez-y la cystinose, et 24 heures après, vous obtenez une place dans une des luxueuses chambres de l’hopital Sainte-Justine! Yé.

Avec la fin de session universitaire, et les retards pris dans les travaux, à cause du début des cours perturbés par la première hospitalisation de Lucas, ça ne pouvait pas plus mal tomber.  Ajoutez-y 2 autres enfants à gérer en plus du travail oû on ne peut pas trop s’absenter, sous peine de manger du baloney à Noel, on obtient un petit bad trip de fatigue et de stress.

Heureusement, nous sommes encore très bien entourés, et ça nous sauve la peau, je dois l’avouer. Il y a Claudine, qui mériterait qu’on lui élève une statue, tant sa générosité et son aide sont grandes. Mes beaux-parents, qui ont accepté de prendre les enfants pour la fin de semaine, ma boss, qui a  réussi à contenir sa colère quand je lui ai dit que je ne rentrerais pas travailler dimanche. Il y a aussi toutes les autres personnes qui nous offrent leur soutien moral, qui m’endurent quand je les appelle 10 fois par jour, juste pour jaser, bref, pour constater qu’il y a bien encore une vie qui se passe en dehors d’un hopital.

Je me doute que certaines personnes seraient décues de terminer cette page sans avoir de nouvelles plus précises de Lucas… Alors voila le topo:

Lundi soir, Lucas a vomi tous ses médicaments, et de 18 heures, et de minuit. Le lendemain matin, il a encore vomi 2 séries de médicaments. Il était moche moche moche. Comme je devais travailler, et que Mat avait un examen, c’est super-Claudine qui prenait soin de lui. J’ai appelé Diane, l’infirmière de nephro qui nous aide énormément. Elle a appelé le médecin et m’a rappelé pour me dire de lui emmener Loulou.  Après avoir pris des prélèvements, et constaté que Lucas était (hélas) complètement débalancé, il s’est aussitot ramassé serti d’un soluté, et d’une belle grande chambre, ou il est tout seul, car en isolement (ce qui est une bonne chose, on n’a pas à entendre un autre bébé pleurer).

On est passés près de pouvoir sortir vendredi, mais le destin en a voulu autrement. Comme ses résultats étaient meilleurs, et qu’il avait cessé d’avoir la diharrée, le médecin a fait couper son soluté de moitié, et ça, lucas ne l,a pas toléré, berf, retour à la case départ dans les résultats d’analyse.

Lucas a aussi une petite fièvre fatiguante, dont on ne connait pas la provenance.

Bref, en espérant que la saga se termine avant Nowelle!

Maman, dis-moi…

Hier matin, début de journée seule avec Émile. Nous avons dormi ensemble.  Au petit matin, Émile se réveille et y va avec la question qui tue:  »Maman, est ce qu’il existe, le père-Noêl? »…  À l’aide!!! .. N’aurait-il pas pu me poser une question dont la réponse serait moins complexe? Par exemple: « Comment on fait les bébés? »

J’y suis allée avec la prudence:  »Toi, tu en penses quoi?… » Il hésite, n’y croit plus vraiment, mais a encore un petit doute, au cas oû. Il en a même parlé avec son professeur chéri, Pierre. Ce dernier lui a dit qu’il croyait que le Père Noel n’existe pas. Bon. Au moins un qui a le courage de ses idées.

Moi, en tant que maman, je ne veux pas décevoir mon fiston. Moi aussi, je suis passée par là, et m’en suis remise assez aisément, remarquez.  J’ai demandé à Émile qu’est ce qui le faisait hésiter… Les barbes pas toujours de la même couleur (parait que la vraie barbe du père noel serait grise… ah bon?!?), le fait qu’à Noel chez ses grands-parents, le père noel a toujours la même voix que son grand-père, les mêmes lunettes aussi (et drôle d’adon, grand-papa n’est JAMAIS là quand le père-noel se pointe, comme s’ils ne pouvaient pas se sentir). Bref, j’ai un petit bonhomme perspicace..

Sans vraiment lui dépondre, lâche que je suis, je lui ai fait promettre qu’il ne parlera pas de ses doutes à sa petite soeur. Je lui ai demandé de la laisser rêver encore un peu. J’espères qu’il ne vendra pas la mèche trop rapidement, quoi qu’un enfant qui veut croire au père noel, rien ne pourra le lui enlever de la tête…

Nous y voilà!

Ca y est! La merde blanche nous est tombée dessus… a grands coups de 20 cm! Yahou.  Première journée d’horreur en poussette, première crise de nerfs devant un banc de neige. J’ai failli briser une roue de la poussette, en essayant de traverser la rue Sherbrooke. Pendant ce temps, Noémie savourait les joies des premières bordées de neige. Je devais sans cesse lui rappeler que le but ultime de notre mission était de passer du point A au point B, et ce, avant minuit ce soir. Elle, son but, c’étais de voir combien de boules de neige elle pourrait faire avant que maman ne pogne les nerfs… Pas beaucoup, je vous en assure.

Demain, on modifie la stratégie, à défaut d’emménager dans un pays chaud. Mat trimbale le petit paquet, et moi, l’exaltée. Elle semble si réjouie de la température actuelle qu’elle devrait flotter par dessus les bancs de neige! Tant mieux!

Avez-vous des idées???

Ces temps-cis, c’est Émile qui m’inquiète le plus. Il est de mauvaise humeur plus souvent qu’autrement, jamais content de rien, trouve toujours tout nul. Ce qui me chicotte le plus, c’est qu’il a commencé à dire que personne ne l’aime, qu’il n’a pas d’amis, que personne ne s’intéresse à lui. Je trouve qu’il ne se ressemble pas.

Surement que la maladie de son petit frère (et tout ce que ca implique) doit l’affecter, lui aussi. On a moins de temps à lui consacrer, on est plus tout le temps fatigués. Pour se faire remarquer, il devient invivable, dès que sa soeur est là. Il la fait pleurer (ce qui est plutot facile), rouspette à tout, nous dit des choses méchantes, me reproche de n’avoir jamais de temps pour lui… Ce qui est vrai, hélas.

Avec le travail, l’école, les rendez-vous et les petits à s’occuper, j’ai bien peur d’avoir négligé mon plus vieux. J’essaie de trouver le moyen de lui donner du temps, mais j’en manque cruellement.

J’ai promis à Émile qu’on irait bientot au cinéma, moi et lui, tout seuls. Aussi, je prévois l’emmener avec moi au prochain rendez-vous de Lucas, pour qu’il puisse voir ce qu’on fait, et p-e comprendre un peu plus ce qui se passe. Il pourra ainsi rencontrer les médecins de son petit frère, voir ce qu’on fait quand on va a l’hopital, et rencontrer la travailleuse sociale qui s’occupe de nous (a qui j’aurai préalablement parlé de la situation). J’espère que cette  »sortie » l’aidera a trouver sa place (un peu).

Avez-vous des idées, des suggestions pour m’aider à réparer le petit coeur brisé de mon grognours?

Merci!

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